Lana Del Rey — L'Icône : Mélancolie Chic, épisode du podcast Universal Stations

Saison 2 · Pop

Lana Del Rey — L'Icône : Mélancolie Chic

Bienvenue dans Universal Stations. Vous écoutez le quatrième épisode de la deuxième saison. Changement total d'atmosphère. Imaginez des couronnes de fleurs, une voix grave et veloutée, et une tristesse élégante qui ressemble à un vieux film américain. Voici l'histoire de Lana Del Rey.

Certaines artistes ne se contentent pas de chanter, elles créent un monde entier. Lana Del Rey est de celles-là. Dès ses premières chansons, elle a inventé un univers reconnaissable entre mille, fait de nostalgie, de cinéma et d'une mélancolie assumée. On entre dans sa musique comme on entre dans un rêve un peu triste, à la fois doux et inquiétant.

De son vrai nom Elizabeth Grant, elle naît au début de l'été de l'année mille neuf cent quatre-vingt-cinq, à New York. Après des débuts discrets et difficiles, elle finit par trouver son nom de scène et, surtout, sa voix. Au début des années deux mille dix, une chanson mise en ligne sur internet la révèle au monde entier. Le public est fasciné par cette jeune femme au timbre de contralto, qui semble venir d'une autre époque.

Born to Die et la naissance d'une esthétique

Son album intitulé Born to Die, paru en deux mille douze, impose immédiatement sa signature. La musique y est lente, cinématographique, peuplée d'images d'amour tragique, de voitures anciennes et de plages californiennes baignées d'une lumière dorée. On la compare aux ambiances étranges des films de David Lynch, tant son univers mêle la beauté et le malaise. Là où la pop de son époque cherche la fête et l'énergie, elle choisit la lenteur, la rêverie et le spleen.

Au fil des années, elle affine cet univers et gagne le respect des critiques les plus exigeants. Son disque le plus salué, paru en deux mille dix-neuf, est considéré par beaucoup comme l'un des plus grands albums de sa décennie. Lana Del Rey y atteint une forme de sommet, mêlant l'intime et l'épopée, la confidence et la fresque américaine.

La pionnière d'une génération

Ce qui rend Lana Del Rey essentielle, c'est l'influence immense qu'elle a exercée sur les artistes venues après elle. Sans son univers mélancolique, des voix comme celles de Billie Eilish, de Lorde ou d'Olivia Rodrigo n'auraient sans doute pas trouvé le même chemin. Elle a prouvé qu'une artiste pouvait être à la fois populaire et profondément personnelle, et que la tristesse, loin d'être un défaut, pouvait devenir une véritable esthétique.

Un virage vers le Sud et un nouvel album

Fidèle à son habitude, elle continue d'évoluer sans jamais trahir son âme. Ces dernières années, elle a opéré un virage vers les musiques du Sud des États-Unis, vers le folk et la country, avec un goût pour le piano, la guitare acoustique et un certain mystère venu de Louisiane. Son nouvel album, intitulé Stove, attendu au cours de l'année deux mille vingt-six, prolonge cette quête. Lana Del Rey reste celle qui a transformé la nostalgie en art et la mélancolie en chef-d'oeuvre.

Vous venez d'écouter le quatrième épisode de la deuxième saison d'Universal Stations. Pour prolonger ce voyage, écoutez la playlist de cette saison : recherchez simplement Caviar sur votre plateforme d'écoute préférée. Abonnez-vous à Universal Stations pour ne rien manquer de la suite. À très bientôt.